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Raja Yoga : les Yamas

Les cinq yamas représentent le code d’éthique comportemental et social, la maîtrise de soi. Alors que vient faire le social avec le yoga ? La société, notre relation avec les autres génèrent toutes sortes de tensions et de stress qui se traduisent en émotion et les yamas ont pour but d’éliminer les troubles émotionnelles. Ils vont déraciner la cause de nos troubles mentaux comme la culpabilité et les multiples conflits intérieurs afin d’avoir un mental paisible et être prêt pour les étapes avancées.

Ces exercices très anciens concernaient ceux qui passaient leur vie entière à la prise de conscience du Soi. Patanjali en tant que puriste du yoga y voyait comme une étude pour ceux qui se destinaient à l’ascèse et au bramacharya, le contrôle sexuel. Ces yamas ne sont pas adéquates dans ce monde moderne car le pratiquant est investit pleinement dans la vie en société. Il a des relation sexuelles et qui de plus est est sans cesse harcelé de mille et une pensée à la seconde. Toutefois, avec une pratique sérieuse des asanas et du pranayamas, les yamas se mettront en place d’eux mêmes sans effort, dans le sens où l’étude se placera sur des plans où l’individu en a le plus besoin. Médire, voler ou mentir à ses amis ne va pas de pair avec l’accroissement de la paix en soi-même. C’est aussi simple que cela. Par l’étude de ces codes il n’y a plus de conflits entre nos pensées et nos actions, dé-facto le mental se calme et se stabilise.

Ahimsa : non-violence en acte, en parole et en pensée. La colère est nécessaire parfois, mais avoir un caractère colérique engendre une énorme perte d’énergie. La colère induit parfois des violences encore plus importantes et irréversibles. C’est une énergie qui fatiguent mentalement et physiquement. C’est souvent l’autre qui est le déclencheur de la violence, mais elle réside en nous. Il est donc très important de commencer à développer la compassion envers soi pour le contentement et la paix. Mais aussi envers tout les êtres, cela ne veut pas dire de ne pas se défendre, si on vous attaque, défendez vous, mais de façon la mois agressive possible. Acceptez le comme quelque chose que vous devez faire dans l’ordre des choses. Toutes personnes évoluées en yoga fera son devoir, (dharma) quelles que soient les conséquences.

Satya : dire la vérité autant que possible, car mentir entretient beaucoup de tensions mentales et aussi la peur que le mensonge soit découvert. On comprend la perte d’énergie que cela occasionne car cela implique un travail stratégique, de la fatigue et la culpabilité qui va avec. La vérité entre les êtres est le fondement de bonnes relation. La méditation est une recherche de vérité. Comment y parvenir si nous mentons aux autres et à nous même.

Asteya : être honnête et ne pas voler, l’appropriation est signe d’un vide, ne prenez que ce qui vous est donné. Les gens désireux de pratiquer le yoga ne sont point troublés par la malhonnêteté.

Brahmacharya : le contrôle sexuel, pas dans le sens de l’ascèse ou d’une abstinence totale car l’énergie sexuelle est une énergie qui doit s’exprimer. Les religions ont sévit pendant des siècles en imposant des règles sévères sur ce besoin naturel sans grands résultats. Au contraire, ce cela occasionne des souffrances émotionnelles et de sévères troubles psychologiques. Il s’agit plutôt de réguler cette activité dans la mesure du possible pour gérer son énergie vitale. L’énergie sexuelle si elle est maîtrisée, pourra aussi être dirigée vers l’expérience méditative cette dernière y gagnera en force et en rayonnement. Chacun trouvera par lui même sa propre ligne de conduite et trouvera comment user de son énergie avec sagesse.

Aparigraha : la non-possession. L’idée est que l’on peut posséder des choses sans s’y attacher. L’attachement à quelque chose est source de chagrins lors de sa perte, également un dommage subit sur cet objet peut nous contrarié. Il provoque la peur de perdre ou encore d’abîmer les possessions. Cela engendre insidieusement un stress et un tiraillement permanent dans le mental. Quelle perte d’énergie n’est ce pas ?
Si vous êtes riche vous avez intérêt à pratiquer cette attitude de non possession pour vous libérer des soucis et des tensions mentales que vos richesses engendrent! Ne résistez pas à l‘impermanence : lâcher prise.

Rédigé par Anne France saunier tous droits réservés

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