Blog

Accueil/Comprendre le Yoga/Raja Yoga : Comprendre les Yamas

Raja Yoga : Comprendre les Yamas

 

 

Les cinq yamas représentent les codes d’éthique comportemental et social, la maîtrise de soi. Quelle est donc la relation entre le social et le yoga ? Dans la société, notre relation avec les autres génèrent toutes sortes de tensions et de stress qui se traduisent en émotion. Les yamas ont donc pour but d’éliminer les troubles émotionnelles. Ils vont déraciner la cause de nos troubles mentaux, comme la culpabilité et les multiples conflits intérieurs, afin d’avoir un mental paisible et être prêt pour les étapes avancées dans la voie du Yoga.

Ces exercices très anciens concernent ceux qui passent leur vie entière à la prise de conscience du Soi. Patanjali en tant que puriste du Yoga y voyait comme une étude pour ceux qui se destinaient à l’ascèse et au bramacharya (le contrôle sexuel). Ces yamas ne sont pas en phase dans ce monde moderne pour l’individu mondain qui vit en société. Il a des relations sexuelles et son mental harcelé de mille et une pensées à la seconde, rebondit sans cesse comme un petit singe d’une branche à l’autre. Toutefois, avec une pratique sérieuse des asanas et du pranayama, les yamas se mettront en place d’eux mêmes sans effort, dans le sens où l’étude se placera sur des plans où l’individu en a le plus besoin. Mépriser, médire, mentir ou encore voler ses amis ne va pas de pair avec l’établissement de la paix en soi-même. C’est aussi simple que cela. Par l’étude des Yamas il n’y aura plus de conflits entre les pensées et les actions, dé-facto, le mental peut se calmer et se stabiliser.

1-Ahimsa : La non-violence en acte, en parole et en pensée. La colère est nécessaire parfois, elle est cathartique mais avoir un comportement à caractère colérique engendre une énorme perte d’énergie. La colère induit parfois des violences encore plus importantes et irréversibles. C’est une énergie qui épuise le mental et le physique. La colère réside à l’intérieur de soi et l’autre n’en est que le déclencheur. Il est donc très important de commencer à développer la compassion et la tolérance envers soi pour le contentement et la paix. Ensuite cela pourra s’appliquer aux autres. C’est une force de détermination, qui implique néanmoins qu’il faut se défendre face aux attaques des autres, mais de façon la moins agressive possible. La guerre est dans l’ordre des choses pour trouver la paix. Toutes personnes évoluées en yoga fera son devoir, (dharma) quelles que soient les conséquences.

2-Satya : La vérité : Mentir entretient beaucoup de tensions mentales et aussi la peur que le mensonge soit découvert. Le livre de Jean Cocteau « Le menteur », reflète bien les déboires du menteur et des tensions qu’ils subit. On comprend la perte d’énergie que cela occasionne et le travail stratégique que cela implique et de pair la fatigue et la culpabilité qui en découlent. La vérité entre les êtres est le fondement de bonnes relation. La méditation est une recherche de vérité. Comment y parvenir si nous mentons aux autres et à nous même.

3-Asteya : L’honnêteté. S’approprier le bien d’autrui est signe d’avidité. Il est nécessaire de savoir prendre ce qui est donné et uniquement cela, le désir de posséder ce que l’autre a, implique la peur du manque, la frustration et la colère. Les gens désireux de pratiquer le yoga ne sont point troublés par la malhonnêteté.

4-Brahmacharya : Le contrôle sexuel; mais pas dans le sens de l’ascèse ou d’une abstinence totale car l’énergie sexuelle est une énergie qui doit s’exprimer. Les religions ont sévit pendant des siècles en imposant des règles sévères sur ce besoin naturel sans grands résultats car cette énergie est justement la force de vie propre à chacun et ne peut pas être annulée. Si l’on supprime la sexualité cela occasionne des souffrances émotionnelles et de sévères troubles psychologiques. Il s’agit plutôt de réguler cette activité dans la mesure du possible pour gérer son énergie vitale. L’énergie sexuelle si elle est maîtrisée, pourra aussi être dirigée vers l’expérience méditative, cette dernière y gagnera en puissance et en rayonnement. Chacun doit trouver sa propre ligne de conduite et trouvera comment user de son énergie avec sagesse.

5-Aparigraha : La non-possession. L’idée est de pouvoir posséder des choses sans s’y attacher. L’attachement à un objet est source d’affliction lors de sa perte. Un dommage subit sur cet objet chéri devient une source de contrariété. La propriété engendre la peur de perdre cette possession ou encore qu’elle s’abîme. Cela induit insidieusement un stress, un tiraillement permanent dans le mental et gaspille l’énergie au lieu qu’elle soit consacrée à la sadhana. Vis à vis des richesses, cette attitude de non possession permettra de se libérer des soucis et des tensions mentales qu’elles engendrent! C’est un lâcher prise.

Rédigé par Anne-France Saunier tous droits réservés

 

Written by

The author didnt add any Information to his profile yet

Leave a Comment