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Raja Yoga : les niyamas

Les 5 niyamas représentent les codes d’éthique personnel, la discipline et l’hygiène. Ils concernent la discipline personnelle de l’aspirant spirituel et vont l’aider sur le chemin difficile qui l’attend. Comme les yamas toutes fois, il sont plus orientés vers l’éthique. Ils réduisent les conflits mentaux et les émotions pour tranquilliser le mental de l’individu et donc préserver son énergie. Les Niyamas sont des principes qui permettent de vivre en développant la bienveillance au quotidien ce qui aura un impact sur votre comportement et vos choix.

Shaucha : La pureté. Cette règle se résume facilement. Elle concerne le fait de cultiver, de nettoyer, le corps, l’esprit, le cœur. Il faut garder le corps aussi pur que possible en prenant des douches, en mangeant une nourriture pas frelatée et aussi nutritive que possible. Sinon nous nous affaiblissons et nous devenons sujets aux maladies, un des plus gros obstacles de la pratique. De plus il est impossible d’orienter le mental vers l’intérieur et poursuivre dans cette recherche, quand il est préoccupé par une mauvaise digestion ou des tensions physiques et de la fatigue. De plus notre faculté à méditer est en relation directe avec la nourriture que nous absorbons. Si la nourriture est lourde et impure, le mental est moins sensible aux vibrations subtiles, ne dis t’on pas aussi que l’intestin est le deuxième cerveau ? Donc si le système digestif est alourdi il ne pourra pas y avoir d’expérience méditative.

Santosha : le contentement. Il est primordial de développer une endurance face aux problèmes du quotidien, sans être profondément affligé et garder la sérénité quoi qu’il arrive. Les aléas de la vie, ses faveurs et ses coups durs provoquent des sautes d’humeurs et des pics du mental, il fluctue sans cesse d’une idée à l’autre en passant par un tas d’émotions contraires. Ce comportement ne peut permettre l’accès à la méditation. C’est pour cette raison que le contentement est essentiel, il ne s’agit pas d’une façade extérieure, mais d’un état profondément ancré que rien ne peut démonter. C’est facile à dire certes ! La solution c’est de travailler les autres branches yamas et niyamas et aussi les asanas, les progrès amèneront une satisfaction qui constituera un contentement, l’acceptation.

Tapas : l’austérité. C’est apprendre à diriger son énergie et garder le cape face à des austérités comme faire un jeûne ou faire un vœu de silence. Ces austérités forgent la volonté et la volonté est absolument indispensable au yoga car le mental est de par nature instable, il vous détournera des choses que vous vous voulez faire, ou vous fera faire des choses que vous ne volez pas ce qui revient au même. Il vous vous détourne de vos méditations. La volonté est pour certains le seul moyen de le contrôler.

Svadhyaya : l’étude du soi. L’intention ici est de se connaître au travers d’une étude attentive des ses actions et réactions. Des questions d’ordre analytiques se poseront sur notre comportement face à telle ou telle situations ou personne. Par exemple si vous en colère demandez vous pourquoi. Chercher à comprendre pourquoi vous êtes attaché particulièrement à certaines choses. Par cette analyse constante vous apprendrez à comprendre une partie du fonctionnement de votre mental. Vous serez plus conscient de ce qui ne vous convient pas ou plus. Cette observation de vous même contribue à sortir de l’gnorance, qui engendre la passion et la jalousie. Cette étude devrait vous aider pendant vos méditations à accéder à des plans de conscience plus profonds, des visions pourraient émerger en surface et dévoilerons ce qui est enfouit dans le subconscient, comme les souvenirs, les peurs, les complexes qui causent des tensions mentales et qui persistent encore à votre insu. Quand vous en prenez conscience vous pouvez les éradiquer et profiter d’une méditation de qualité qui ne sera plus entravée par toutes ces tensions profondément ancrées.

Ishwarapranidhana : abandon à ce qui est plus grand que soi Dieu ou le cosmos. Ce niyama concerne les persones qui croient en Dieu ou la conscience suprême. Il préconise que les actions doivent se dédier à cette croyance qui règle nos vies en signe de vénération. C’est un rituel qui contribue à la dissolution de l’égo dans cette conscience suprême.
Souvenez vous que l’égo est la cause des troubles mentaux et émotionnels. L’égo nous pousse à haïr à nous battre et aussi nous réduit en esclavage par l’attachement aux choses de ce monde et à l’image que l’on a de soi-même. La réussite de votre sadhana résulte de la connaissance parfaite et de la compréhension de votre égo. Dès que vous aurez transcendez l’égo vos méditations vous amèneront automatiquement à la réalité. Essayez de donner un sens, à chaque instant en pratiquant le karma et le bhakti yoga…
On peut considérer que la nature de l’être humain n’est pas parfaite, qu’ils sont menteurs, manipulateurs… Etc.… Etc. Et que ces yamas et niyamas sont de vaines tentatives et qui pourraient de plus, produire les effets inverses sur le mental en augmentant les problèmes plutôt que de les réduire… Ça se discute ! Mais les grands sages affirment tous qu’une nature sincère constitue aussi l’être humain et qu’il y a en lui un désir profond de faire le bien. Toutes ses activités agressives ne seraient qu’une cuirasse pour se protéger car il est victime de ses peurs parce qu’il est pauvre ou encore qu’ont lui a infligé de mauvais traitements…Consciemment nous sentons que nous agissons spontanément, mais au niveau du subconscient il en ai tout autre. Tous les conflits ont leur racine au niveau du subconscient et provoquent les désordres mentaux dont l’individu souffre. Il ne comprend pas d’où viennent ces problèmes. On retrouve ces conflits entre ce que l’on fait dans la réalité et ce que le subconscient voudrait faire dans nos sociétés modernes.
Pour les occidentaux, à moins d’avoir un mental d’acier, il n’est pas facile de commencer une sadhana par les yamas et les niyamas. Parce qu’ils déjà sont très mentaux et veulent souvent tout résoudre par la tête. Les yamas et niyamas les enfermeraient dans ce qu’ils sont déjà des personnes mentales. Aussi parce que le mental est le plus gros consommateur d’énergie et que se concentrer sur des questionnements aussi intenses pourrait fatiguer et déstabiliser. Je pense qu’il est préférable de commencer la sadhana par les techniques corporelles. En Occident nous avons oubliez le langage du corps et la pratique des asanas, du pranayamas, des bandhas et des mudras permettront à l’individu de discipliner le corps et à partir de cette discipline le mental le suivra dans cette démarche et les yamas et niyamas se mettront en place d’eux mêmes. Le mental sera dicipliné et prêt à se concentrer sur cette étude.

Rédigé par Anne France saunier tous droits réservés

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